Publié par : Hyacinthe | 11 septembre 2011

Sarajevo

Carte du trajet de Budapest à Sarajevo

Douze heures et six minutes. Un tour d’horloge assis à la même place, dans le même train, l’InterCity Budapest─Sarajevo. Normalement, ce train relie les deux capitales en un peu plus de 11h, ce qui déjà, n’est pas rien. Mais c’était sans compter sur la capacité des douaniers Croates à passer un temps fou à contrôler les passeports, à l’entrée comme à la sortie du territoire croate. J’avoue que lors du premier contrôle, lorsque la douanière m’a pris mon passeport pendant 15 minutes pour faire des vérifications, je ne faisais pas le malin. Et si le train repart ? Et si on me refuse l’entrée sur le territoire ? Pendant quelques minutes, j’imagine les pires scénarios, me voyant déjà au téléphone avec le consulat français pour négocier les conditions de mon retour en France… :-s

Beli Manastir

Le poste de douane de Beli Manastir, à la frontière

Heureusement, rien de tout cela n’est arrivé. Quelques minutes plus tard, la douanière se décidait enfin à me restituer mon passeport, en ayant pris la peine de tamponner une des pages d’un visa. Ouais ! Un tampon de plus sur mon passeport !

Assis à la porte du train InterCity 259 Budapest-Sarajevo

Une place de choix pour profiter du paysage...

Bon, malgré la longueur du trajet et le léger retard à l’arrivée, le voyage s’est effectué plutôt calmement, et j’ai fait la connaissance d’un écossais, Iain, qui lui aussi voyageait avec InterRail. On a bien sympathisé, et en discutant, j’apprends qu’il descend dans le même Hostel que moi, du coup, on en a profité pour partager les frais de Taxi… La soirée s’est terminée dans un bar de la vieille ville, autour de pintes de Sarajevsko Pivo, la bière locale – correcte.

Sarajevsko Pivo, a Sarajevo beer make

Image via Wikipedia

Baščaršija

Baščaršija

Le lendemain, j’ai tâché de mettre à profit ma seule journée dans la capitale bosniaque. Et puisque l’auberge est à quelques pas du vieux centre, autant commencer par-là !
Baščaršija, la vieille ville ottomane, est sublime, c’est un dédale de petites rues pavées, ponctuées de nombreuses mosquées. On trouve plein de Ćevabdžinica et de Buregdžinica, des petits restaurants qui vendent respectivement les Ćevapi et les Burek, des spécialités bosniaques. Certaines ruelles font aussi la part belle à l’artisanat local, principalement constitué d’échoppes qui vendent des objets en cuivre et bronze sculpté, c’est assez magnifique.

Baščaršija

La place Sebij est aussi un des points d’intérêt de Baščaršija ; on y trouve une fontaine surmontée d’un pigeonnier, la tradition étant de nourrir les pigeons de la ville.

Sebij

Sebij

Bibliothèque nationale de Sarajevo

La Bibliothèque Nationale de Sarajevo vue depuis les hauteurs de la ville

En début d’après-midi, j’ai décidé de monter sur les hauteurs de la ville, histoire d’avoir une vision un peu plus globale. C’était une semi-bonne idée, car si j’ai effectivement pu me promener dans des rues charmantes et voir un beau panorama, j’ai aussi eu très chaud à monter, car la température flirtait avec les 35°C ce jour-là. Heureusement, les nombreuses mosquées de la ville et leurs fontaines sont souvent une occasion de se rafraîchir pendant les chaudes journées d’été.

En redescendant, je me suis donc posé à l’ombre d’une terrasse, et quelques minutes après m’être installé, Iain arrivait par hasard dans la rue. Il m’a raconté qu’il était allé visiter un musée hyper intéressant sur la guerre de Bosnie, et m’a un peu fait regretter de ne rester qu’un jour. Surtout qu’en rentrant à l’auberge, on a appris que le lendemain, une visite des sites marquants de la guerre (notamment le stade olympique, à quelques kilomètres au nord) était organisée, mais déjà complète ! 😦

Comme le lendemain, je devais aller prendre un train tôt et donc me lever vers 6h pour être sûr de ne pas le rater (seulement deux trains par jour pour Mostar), je suis allé de bonne heure au lit. Sauf que, on l’a vu au début, la ponctualité des chemins de fer bosniaques n’est pas vraiment parmi les meilleures d’Europe…

Sarajevo Railway Station, Bosnia

La gare de Sarajevo (photo par Alan Hilditch sur flickr)

Ce matin-là, j’arrive donc avec plus d’une demi-heure d’avance à la gare. C’est génial, le train est déjà en place, je monte dedans et attendant 7h et le départ, je finis par m’endormir. Quelques (dizaines de) minutes plus tard, j’émerge et constate que le train n’est pas encore parti. Qu’à cela ne tienne, un petit retard, je me rendors. Et là, quand je me réveille à nouveau, je suis vraiment en forme, j’ai l’impression d’avoir dormi presque une heure. Je regarde l’heure et… j’ai vraiment dormi presque une heure. Il est alors 7h45, mais le train est toujours en gare de Sarajevo. En demandant aux autres passagers, j’apprends qu’on attend le train de nuit en provenance de Zagreb, normalement en correspondance avec le Sarajevo–Mostar–Ploče. Finalement, vers 7h55, le fameux train de nuit arrive et peut enfin partir.

Sauf que, sur la voie, il y a des travaux, et que la majeure partie du temps le train roule – littéralement – à 10 à l’heure. En contrepartie, cela permet d’admirer le paysage (la ligne Sarajevo–Mostar est d’ailleurs considérée comme l’une des plus belles d’Europe). Accroché aux falaises, le train serpente à travers la vallée de la Neretva, une rivière à la couleur si particulière… Des images inoubliables !

Finalement, avec 2h30 de retard, j’ai enfin atteint Mostar. Pas mal pour un trajet censé durer également 2h30.

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