Publié par : Hyacinthe | 10 août 2011

Dresden

Dresde (Dresden en allemand, Drježdźany en sorabe) est une ville chargée d’histoire. La rive droite de l’Elbe abrite un ensemble baroque construit par les princes-électeurs de Saxe et abritant de nombreux musées. Mais durant la guerre, la ville a été rasée à 60% par les bombardements alliés des 13 et 14 février 1945, laissant derrière eux près de 18 millions de mètres cubes de gravats sur une surface de 15 km² et au moins 35 000 morts. Mais heureusement, la vieille ville a été reconstruite à l’identique, à partir de 1951, sous le régime communiste et au-delà, puisqu’elle s’est achevée en 2005, avec la Frauenkirche, dont nous parlerons après. Reste que la vieille ville ne représente qu’une partie de la Florence de l’Elbe. Au nord du fleuve, la Neustadt (ville nouvelle) contient un quartier issu des mouvements alternatifs des années 1990, qui est aujourd’hui « un pèlerinage des fêtards, gauchistes, et adhérents des cultures underground, punk et post-hippies » (dixit. Le Petit Fûté Allemagne, édition 2009-10).

Voilà pour la leçon d’Histoire, venant maintenant à la mienne, d’histoire, puisque comme je vous le disais dans un précédent billet, des surprises (bonnes et moins bonnes) sont à prévoir…

Carte du trajet de Leipzig à Dresden

Nous sommes donc lundi 8 au soir, j’arrive de Leipzig et m’en vais prendre possession de ma chambre d’auberge de jeunesse. Je trouve sans le moindre souci à la gare de S-Bahn (équivalent du RER) toute proche de la rue, je marche et peu et là, vlan : j’aperçois l’auberge. Je dis « vlan » car même de loin, le bâtiment vous fait comme un choc.

Jugendherberge Dresden "Jugendgästehaus"

Willkommen in Internationalen Jugendherberge Dresden "Jugendgästehaus"!

International Dresden "Jugendgästehaus"

En toute logique est-allemande post-guerre, nous sommes au sud-est du centre-ville et bien que l’Altstadt et ses bâtiments baroques soient à quelques minutes de marche à pied, ici on est en terre communiste et ça se voit ! Prenez par exemple les drapeaux européens au-dessus de la porte, imaginez maintenant que ce sont de sublimes drapeaux rouges du Parti, et le tour est joué. Le mur de Berlin est à nouveau debout, et on est presque surpris de ne pas voir une grille des tarifs en Deutsche Mark.

Trêve de plaisanterie. L’allure du bâtiment est austère, mais l’intérieur n’en demeure pas moins confortable. Il y’a l’eau chaude dans les chambres, et même si douches et toilettes sont sur le palier, les chambres n’ont que deux places ce qui signifie qu’avec de la chance, l’autre lit restera inoccupé et je serais tranquille (Note : c’était le cas).

Jugendheberge

Ayant pris possession de mes quartiers, je décide d’aller en reconnaissance dans la ville. Très vite, j’aperçois les contours de la vieille ville, sublimée par le soleil qui se couche. Je ne cherche pas trop à savoir ce que sont les bâtiments, je contemple juste. Sur le pont Augustusbrücke, un sublime coucher de soleil sur l’Elbe conclue cette journée.

Dresden

Le lendemain, j’entreprends de visiter réellement la ville. Je repasse parfois aux mêmes endroits que la veille, mais que je découvre sous un autre jour.

Visite de la vieille ville :

Ce qu’il y a de bien avec Dresde, c’est que dans la vieille ville, l’essentiel est concentré sur quelques centaines de mètres. Résultat, on tourne un peu en rond, mais on n’a aucunement besoin de se déplacer autrement qu’à pieds.

Voici donc pour commencer l’opéra Semper (du nom de son constructeur, un des célèbres architectes de la ville), achevé en 1878, détruit en 1945, reconstruit entre 1977 et 1985. Pour la petite histoire, quarante ans exactement après les bombardements, s’est tenue l’inauguration, avec la représentation du Freischütz de Weber, la dernière œuvre a y avoir été jouée avant sa destruction.

Oper

L'opéra

En se retournant, on peut voir la Cathédrale.

Dom

Cathédrale

Un peu plus loin se trouve le Residenzschloss, l’ancien lieu de résidence des princes électeurs. Le château, un des derniers monuments à avoir été réhabilité (en 2006), abrite désormais des musées dont le (il paraît) fameux Grünes Gewolbe, le trésor des rois Saxons. J’aurai bien été vérifier si la renommée du musée était légitime, sauf que ce musée est fermé le mardi.

Residenzschloss

Cour intérieure du Residenzschloss

Residenzschloss

Tant pis, je retourne vers l’opéra, et entre dans la cour intérieure du Zwinger, assez jolie même si un peu squatté par un festival de théâtre pendant l’été.

Zwinger

Le bain des Nymphes, dans la cour du Zwinger

Avant de pique-niquer, j’ai admiré la vue depuis la coupole de la Frauenkirche et son intérieur baroque, mais flambant neuf ou presque (reconstruite en 2005).

Frauenkirche

J’ai eu la bonne idée de m’arrêter manger sur la Brühlsche Terrasse, où jouait un excellent trio Clarinette/Violon/Basson. Certes, les pièces jouées n’étaient pas vraiment saxonnes (Vivaldi et Mozart, entre autres) mais c’était quand même vachement bien.

Brühlsche Terasse

L’après-midi, j’ai traversé l’Elbe pour me rendre dans la ville nouvelle et me promener du côté du quartier de l’Äussere Neustadt, ses grafitis, ses bars et… son auberge de jeunesse, à l’allure bien plus cool. Si j’avais su ! Voilà qui m’apprendra à voyager avec des guides périmés…

Hostel

Une bien belle auberge...

Note : à l’heure où cet article sera mis en ligne, je serai encore dans le train puisque je quitte maintenant l’Allemagne pour aller passer quelques jours à Prague, en Tchécoslovaquie République Tchèque. Depuis le temps que A. & P. me disent d’y aller, j’ai hâte ! 🙂

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